Un animal au hasard

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Trouvé le:
06/11/2016
Espèce:
chien
Race:
POINTER
Date de Naissance:
07/11/2012
Sexe:
Mâle
Nom:
PLUTON
Tatouage:
250268731748744
Couleur de la robe:
MARRON ET BLANC
Description:
REVEUR, AFFECTUEUX, GENTIL

Votre courrier

Le dernier chien

Postée le 26/02/2008 à 9:29:58

Tu avais un passé, tu avais été malheureux, on était allé te chercher à la SPA de Sainte Radegonde.

Tu te donnas de suite, heureux d'avoir trouvé une famille. On ne sut jamais qui de vous deux était le maître, quel était celui de vous deux qui entraînait l'autre, quand vous partiez en balade dans les bois à champignons ou ramasser des noix.

Vous étiez comme deux enfants de la ville, redécouvrant la campagne, la liberté, vous émerveillant d'une simple fleur, d'un cheval dans un enclos, de la couleur d'un oiseau, d'un papillon. Ceux qui n'ont pas connu les contraintes des grandes villes ne peuvent pas comprendre la joie de redécouvrir les choses vraies, toutes ces petites vies de près.

Il fut un jour malade, avec tes bons yeux tu m'interrogeais, il va revenir dis? Oui, mon bon chien, il faut y croire, mais petit à petit, comme moi, sans rien dire, tu te résignais.

A la porte du cimetière, tu es là avec moi, tu m'interroges, il est là, n'est-ce pas? Je le sens. Oui, mon bon chien, partit au pays dont nul ne revient. Oh et puis tant pis rentre avec moi, personne de nous voit. Viens lui dire bonjour, vous vous aimiez tant. N'as-tu pas un cœur? N'es-tu pas un mélange d'amour, toi le corniaud, comme tous les humains?

Il va falloir essayer de survivre, peut-être, petit à petit réapprendre à vivre, tu poses ta tête sur mes genoux, j'ai ta patte dans ma main, nous pleurons tous les deux.

Yvonne Portalier.


Au fond du vieux refuge...

Postée le 16/05/2007 à 23:18:50

Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d’avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t’attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m’endors, sans que tu ne sois là.

Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.

Que s’est il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m’aies attaché, là, devant cette église.

Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j’aurai trop vieilli.

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s’épuise, et mon cœur se morfond.
Je n’ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m’adopter.

Mais moi je ne veux pas, que l’on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

Car c’est toi que j’attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu’ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.

Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester prés de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j’ai très faim,
D’un vulgaire petit os, et d’un morceau de pain.

Je n’ai jamais rien dit, lorsque tu m’as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j’étais à ton service,
Je t’aimais sans compter, j’acceptais tous tes vices.

Tu m’as mis à la chaîne, ou tu m’as enfermé,
Tu m’as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J’ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j’avais froid.

Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en chœur, la porte qui ressemble,
A celle d’une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j’ai broyé tant de noir.

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l’infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l’enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu’ils nous amènent.

Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m’endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à …l’euthanasie.

Et s’il t’arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d’émoi,
Pour toi, j’étais « qu’un chien », tu préférais la mer,
Tu l’aurais su avant, j’aurai payé moins cher.

A vous tous les humains, j’adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n’auriez pas eu, aujourd’hui, à le faire.

Gilbert DUMAS

Je tiens à préciser qu'à la SPA de Rodez ne sont endormis que les chiens que nous ne pouvons pas soigner. Ce n'est malheureusement pas le cas de tous les refuges qui n'ont pas toujours d'autres choix vu le nombre inimaginable et toujours croissant d'animaux abandonnés chaque jours. Si vous les aimez, faites stériliser vos animaux, sensibilisez les gens autour de vous, et adoptez dans les refuges plutôt que d'acheter. Il s'agit d'un combat de chaque instant!


"OLGA la petite ânesse".

Postée le 12/09/2005 à 8:26:00

OLGA, tu aurais pu être dans ce pré, pour ceux qui savent voir les choses, demoiselle de poésie.
Lorsque on te disait bonjour à travers ce rideau de feuillages, avec tes longues oreiles et tes sourcils broussailleux, tu semblais nous répondre avec ton drôle de sourire qui découvrait tes longues dents en forme de touches de piano jaunies. (Merci de vous arrêter, pour me parler, car des fois, comme vous le voyez, je m'ennuie un peu !)
Non c'est sur ! pour certains, tu ne correspondais pas aux canons de la beauté, mais pour moi, petite ânesse, tu étais beaucoup plus que cela : tout simplement adorable !
Ils ont décidé de te changer de pré, mais faute de soins, tes sabots étaient devenus démesurés, tu peinais pour marcher. Alors, sans doute ils t'ont trouvée trop lente, habitués au siècle de la vitesse qu'ils étaient. Alors ils t'ont attachée après un (quad), un de leurs joujous de riches, et ils t'ont traînée, tu es tombée, ils ont continué sans aucune pitié, tu étais traumatisée, toute écorchée, pleines de brûlures sur les flancs, d'avoir subi l'asphalte et les chemins caillouteux, heureusement des témoins se sont indignés, et tu es à présent au refuge de Sainte-Radegonde, où tu te remets et où Monsieur BLANC prend soin de toi.
On dit que l'homme est un loup pour l'homme, mais je sais bien que les gros loups humains ne se mangent pas entre eux. Et je souhaite de tout mon coeur, qu'aucun d'eux ne réussisent à faire qu'on te reprenne et que tu restes là ou tu es, et où tu es bien soignée.
Homme qui par intérêt assasine la nature, et puisque l'on dit que la fonction crée l'organe, je ne serais pas étonnée qu'à la longue, il te pousse des roues à la place des pieds. Je vois bien que de plus en plus la campagne recule, que tout est fait pour ces satanés véhicules, et que le béton prend la place des arbres et des fleurs.
Homme tu es le plus grand prédateur de la terre, et qui sait ce que pensent les plantes et les arbres qui ne savent pas parler et qui souhaiteraient que tu disparaisse, pour qu'enfin notre planète retrouve santé et beauté.
Qu'il s'agisse d'une humble fleur ou d'un poisson rouge ce sont des vies, on doit les respecter.
Quant aux ânes comme la petite OLGA, le sont-ils vraiment , Quand par le passé, pas si lointain, on voulait se tracer un chemin, dans une montagne ou dans un endroit malaisé, on faisait passer un âne devant, qui de sa patte bien assurée, posait son sabot et traçait la route à l'homme qui n'avait plus qu'à suivre.
Mais me direz-vous, on n'a pas toujours un âne à sa disposition, malgré le bon sens qu'il a pour qu'il nous trace une route, un chemin ! Très juste mon ami, c'est pourquoi à présent on fait appel aux ingénieurs.

Courrier adressé à la SPA de Sainte-Radegonde par une personne sensible à la cause animale.



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